Par un dimanche après-midi chaud et ensoleillé, quoi faire de mieux qu’une visite d’un des quartiers les plus intéressants d’Ottawa?

Alors que j’arrivais à vélo après une longue promenade le long du canal, j’ai réalisé que je n’avais pas la clé de mon cadenas pour mon vélo. Par de problème, je pouvais suivre le groupe en marchant avec mon vélo et une personne a gentiment offert de le surveiller lorsque j’entrais dans les bâtiments le long du parcours.

Ayant mangé dans de nombreux restaurants de la Petite Italie ces dernières années, je connaissais bien le quartier, mais je ne connaissais pas grand-chose de sa riche histoire.

Luciano Pradal, le guide, m’a ouvert les yeux sur l’ampleur de l’impact des immigrants italiens sur le quartier et à quel point ils ont enrichi la ville de plusieurs façons. Luciano est un personnage très amical connaissant plein d’anecdotes intéressantes et saluant souvent les gens qu’il connaît le long du parcours. He emigrated from Italy in the late 1960s and his tour is sprinkled with his personal experiences.

De nombreux immigrants italiens sont arrivés après la Deuxième guerre mondiale. Certains se sont d’abord établis dans le quartier du Marché By et ont après déménagé dans les Appartements Lebreton qui ont été complètement rasés en 1965, alors ils sont allés plus au sud vers la rue Preston.

Le long du parcours, Luciano s’arrête pour montrer aux participants une série de sculptures de C.J. Fleury. Les 15 sculptures en granit, bronze et acier inoxydable, commandées par la Ville d’Ottawa en 2012 pour la rue Preston, s’étendent de la rue Albert jusqu’à l’avenue Carling. Selon l’artiste, ces « sculptures à taille humaine expriment des fragments de l’histoire culturelle, de la géographie et de l’architecture, reflétant l’éclectisme des italo-Canadiens d’aujourd’hui à Ottawa. »

Alors que nous passons devant un des nouveaux blocs à condos qui ont poussé dans la Petite Italie ces dernières années, Luciano salue un homme arrosant des fleurs. Il s’agit de Tony Lofaro, un ancien journaliste du Ottawa Citizen, qui raconte pendant quelques instants à quel point la Petite Italie a été importante pour lui quand il grandissait, raison pour laquelle il est retourné habiter sur la rue Preston. Un peu plus tard, on l’a vu rentrer chez lui avec un plat à emporter d’un des restaurants locaux. Un des participants a fait remarquer que ça devait être fantastique d’habiter si près de si nombreux délicieux restaurants!

Deux arrêts sur le parcours nous ont permis de déguster de délicieux mets italiens et de faire une pause de la chaleur. À la Pasticceria Gelateria Italiana, les participants ont pu se délecter de biscuits fondant dans la bouche et en apprendre plus sur comment Joe Calabro a ouvert ce commerce familial en 1979. Alors que nous serpentons à travers les allées étroites remplies d’huiles d’olive, de vinaigres, de pâtes et de charcuteries à Luciano Foods, nous sommes heureux de découvrir des plateaux de fromages, de la pizza et des gâteaux qui nous attendent!

Luciano a expliqué que de nombreux nouveaux arrivants italiens travaillaient dans les métiers alors il nous a emmenés visiter A Complete Fabrication – Welding and Fabrication, situé dans une petite rue excentrée du quartier. Non seulement ils font de la soudure pour des projets de construction, mais il y a aussi une exposition de leurs œuvres d’art en fer branchées!

Nous nous arrêtons à l’approche des superbes murales expliquant la migration italienne au Canada dans le souterrain Queensway et Luciano nous montre le St. Anthony’s Soccer Club qui depuis 1952 représente un des sports préférés de la communauté. Tout proche se trouvent des statues de boules de bocce, un des loisirs préférés des immigrants italiens.

Un autre arrêt est proposé à Preston Hardware, qui est la plus grande quincaillerie indépendante au Canada et un point de repère important depuis 1945.

Luciano rigole à la vue des personnes buvant leurs cappuccinos dans les cafés et raconte que les patios étaient un endroit pour « voir et être vus » par les immigrants italiens et qu’ils ont même été inventés par les italiens.

Le dernier arrêt de la visite guidée est St. Anthony of Padua Church, qui comprend certains des plus beaux exemples de l’art de la Renaissance à Ottawa et qui est un pilier de la communauté.

Je retourne à la maison en vélo en en sachant plus sur la Petite Italie et en me demandant à quoi ressemblerait notre ville sans les multiples contributions des nouveaux arrivants à ce quartier. Merci au PLIO et à Patrimoine Ottawa pour avoir organisé une telle visite pédestre guidée! Viva Italia!

Par Suzanne Charest