le 28 juin 2018, dans le cadre de la Semaine d’accueil à Ottawa, Catherine McKenney, conseillère municipale pour le quartier Somerset, a organisé un panel de discussion sur les défis uniques auxquels font face les réfugiés LGBTQ pour obtenir un logement permanent et abordable en ville.

Le panel était animé par la conseillère McKenney, avec Lisa Hébert deCapital Rainbow Refuge, George Hartsgrove du Réseau fierté des aîné(e)s d’Ottawa et une demandeuse d’asile LGBTQ.

La conseillère McKenney qui fait office de liaison pour le Conseil municipal en matière de logement et d’itinérance, a commencé la discussion en soulignant que la ville connaissait une pénurie de logements abordables et que beaucoup trop de personnes dépensaient plus de la moitié de leurs revenus en loyer.

« Nous devons écouter les personnes qui exigent des changements et nous avons la responsabilité d’agir pour régler ce problème » a déclaré la conseillère McKenney.

Plus de 70 pays dans le monde considèrent l’homosexualité comme un crime. Lisa Hébert, dont l’organisme a aidé plus de 70 réfugiés LGBTQ à s’établir depuis 2010, a parlé de certains défis particuliers auxquels font face ces nouveaux arrivants.

« Ils fuient souvent la violence de la police, des gangs, et des membres de leurs familles, ce qui peut entrainer de sérieux problèmes de confiance » a expliqué Mme Hébert. « Certains réfugiés m’ont dit qu’ils regardaient toujours derrière eux et qu’ils ne se sentaient pas en sécurité. Ils ont plusieurs sortes de vulnérabilité et beaucoup sortent du placard seulement après leur audience de demande d’asile. »

Les réfugiés LGBTQ qui sont parrainés par un groupe vivent souvent dans des refuges ou des AirBNB. Certains refuges placent six personnes dans une même chambre ce qui peut être difficile pour un réfugié LGBTQ. La liste d’attente pour un logement social peut prendre de huit à 12 ans et un appartement d’une chambre coute en moyenne 1 200 dollars par mois, ce qui n’est pas vraiment abordable pour un nouvel arrivant.

La demandeuse d’asile LGBTQ a décrit ses défis concernant le logement. Elle vit dans un appartement en sous-sol dans une maison de chambre. Cet endroit est partagé avec une prostituée, un vendeur de drogue et un homme souffrant de bipolarité. L’ami de la prostituée lance des commentaires racistes alors elle se barricade dans sa chambre, la peur au ventre, quand il est dans les alentours. Il y a une forte odeur émanant de la marijuana du vendeur de drogue. L’homme bipolaire lui crie souvent dessus. Une fois sa chambre a été cambriolée et ses vêtements et chaussures volés, son propriétaire lui a dit que ce n’était pas son problème.

« Ce genre de situations peut empirer le syndrome post-traumatique vécu par de nombreux réfugiés LGBTQ » ajoute Mme Hébert. « Avoir un foyer sûr joue un grand rôle dans la guérison. »

George Hartsgrove, qui fait du bénévolat pour trouver un logement pour les nouveaux arrivants LGBTQ, a parlé des problèmes financiers vécus par de nombreux réfugiés vivant sur l’aide sociale qui est d’environ 700 dollars par mois.

Les réfugiés parrainés par le gouvernement n’ont souvent pas le même niveau d’assistance que les réfugiés parrainés par le privé qui reçoivent du soutien social, financier et moral de la part du groupe. Par exemple, Capital Rainbow Refugee offre aux nouveaux arrivants un logement gratuit chez un membre du groupe jusqu’à six mois après leur arrivée.

Souvent les réfugiés LGBTQ ne peuvent pas se reposer sur la diaspora présente au Canada pour obtenir de l’aide. George Hartsgorve a raconté une histoire sur un groupe de réfugiés LGBTQ dans un quartier de Toronto qui a été attaqué par les membres de leur diaspora.

Les panelistes ont répondu aux questions de l’audience. Bien que les panelistes soient d’accord pour dire que les défis sont nombreux, il existe des signes d’espoir.

La conseillère McKenney s