SAO ambassadeurs de la semaine d'accueil: Carol Gervais
nominateur: Maisa Almadi
Une Chance pour une vie meilleure

Quand l’Église anglicane St James à Manotick a contacté Maisa Almada pour parrainer sa famille pour qu’elle vienne au Canada, elle savait qu’il s’agissait d’une chance unique d’avoir une vie meilleure. Maisi, Irakienne, son mari palestinien et leurs cinq enfants sont arrivés à Ottawa en octobre 2018. Ils ont vécu comme réfugiés en Indonésie, mais voulaient un nouveau foyer.
« Je suis très heureuse et reconnaissante d’avoir cette nouvelle vie » explique Maisa. « J’ai toujours rêvé d’un avenir meilleur pour ma famille. Merci pour le parrainage de cette église. Je sais que maintenant mes enfants vont avoir une bonne vie ici au Canada où nous sommes en sécurité. »
Une des membres du groupe de parrainage, Carol Gervais, est devenue particulièrement proche de la famille. « Carole est une personne très gentille, amicale et aidante » dit Maisa.
Le taux d’inoccupation des logements à loyer est tellement bas à Ottawa que trouver un logement adéquat pour une famille de sept a été un véritable défi. « Carol a déménagé de sa maison pour qu’on puisse la louer à un prix raisonnable » explique Maisa.
« Ottawa connaît une crise du logement, alors ça ne me paraissait pas correct de vivre dans une maison de trois chambres toute seule » dit Carol. « Quand le problème de logement a été soulevé, je suis allée voir le comité de parrainage pour leur offrir ma maison et j’ai déménagé dans un appartement appartenant à ma sœur. »
« Elle nous a aussi donné beaucoup de meubles, jeux et livres pour mes enfants » ajoute Maisa.
Durant leurs premiers six mois en ville, Carol leur a montré le quartier et les a présentés à des voisins à Barrhaven. « Elle a emmené mes enfants acheter des vêtements d’hiver » explique Maisa. « Elle a emmené mes enfants acheter des vêtements d’hiver » explique Maisa. Carol a aussi emmené la famille pour une journée mémorable à la cabane à sucre, ajoute Maisa. « Elle a tout payé y compris les crêpes et les manèges! »
« Je n’avais jamais imaginé rencontrer une telle personne » dit Maisa. « Elle a un grand cœur et elle est comme ma sœur canadienne. Quand je suis arrivée ici au début, j’avais peur, j’avais beaucoup d’appréhension sur l’idée de vivre dans un nouveau pays avec une culture différente, mais elle m’a aidée à développer une perspective positive. »
Carol siège sur le CA de la Maison Nelson, un abri pour femmes et enfants fuyant la maltraitance. Elle est une analyste commerciale retraitée qui travaille à temps partiel et aime passer du temps avec ses cinq petits-enfants.
« Je n’ai pas les ressources financières, mais grâce au bénévolat j’ai trouvé un autre moyen d’aider » dit Carol. « Je ne peux pas imaginer avoir peur d’où mes enfants vont vivre. C’est tellement important, particulièrement pour les deux petites filles de la famille Almadi, d’avoir l’opportunité de s’épanouir. Ça a été une expérience fantastique et il y a eu beaucoup de soutien de notre église. »
« La vie devient de plus en plus normale pour les Almadi. Un des fils, Mohammed, joue maintenant au soccer. Son père, Adel, était un joueur de soccer en Irak. Ils vont déménager dans une maison permanente, mais ils savent qu’ils vont rester en contact avec Carol.
« Être impliquée dans le groupe de parrainage ce n’est pas juste collecter des fonds » explique Carol. « Il s’agit plus de fournir du soutien moral alors que la famille vit un choc culturel. On est devenu des amis pour la vie. »
Carol se souvient d’une chose que Barack Obama a dit « Il a dit que tout le monde méritait d’avoir la chance de se faire une vie » dit Carol. Grâce à ses actions, elle a pris ces mots à cœur et a fait sa part en aidant une famille qui voulait juste la chance de vivre heureuse et en sécurité.